jeudi 26 juin 2014

Espagne du Nord: Santillana - Hendaye


Diaporama plein écran



On évite Santander que le LP ne recommande pas trop, et une grande ville, donc beaucoup de circulation. Quand on arrive à l’hôtel réservé, personne ! On va boire un pot dans un café, et le patron arrive à joindre le propriétaire. L’après-midi est long, 2 bistrots et un hôtel sans Internet, en panne ce jour là. Le lendemain, la route programmée est parfois dense en trafic, parfois très agréable. On ne comprend pas toute la logique de la circulation, parfois on roule sur des routes nationales sans trafic, d’autres fois ce sont des routes régionales où le trafic est dense. Il y a quand même une chose que nous avons comprise : les autoroutes sont gratuites, et quand une nationale passe aux mêmes endroits qu’une autoroute, presque tout le trafic motorisé s’y retrouve : plus rapide, moins sinueux et moins de dénivelées grâce aux nombreux viaducs, voire tunnels construits.

Castro-Urdiales nous plaît bien, nombreuses rues piétonnes, et église et phare qui dominent sur une hauteur. Bilbao est très industrielle, mais à ne pas rater à cause du musée Guggenheim à l’architecture étonnante. On est arrivé au pays basque, dont la langue est bien différente de l’espagnol. Il n’y a heureusement plus de séparatistes actifs (ETA). Aujourd’hui, la Communauté autonome basque fait partie des dix régions dont le niveau d’industrialisation et le niveau de richesse sont les plus élevés d’Europe.

La sortie de Bilbao fut épique, on s’est retrouvé une fois sur une route à 4 voies, avec un long tunnel : pas facile parfois de tracer un bel itinéraire sur une carte, certaine routes se croisent à différents étages sans communiquer, et apparemment certaines cartes que j’utilise sur le GPS ne mentionnent pas ce détail ! On récupère quand même une route plus petite, mais si elles n’ont plus de circulation, elles sont parfois très raides et nous devons parfois pousser le vélo chargé, comme au Japon. On alterne parfois entre routes chargées en trafic et routes avec fortes pentes comme les marins antiques devaient choisir entre Charybde et Scylla ! Enfin bien sûr j’exagère : on trouve parfois des pistes cyclables à côté des routes, et le poussage reste l’exception.

A Guernica (ou Gernika en basque), on va voir la reproduction de Picasso représentant les bombes lâchées par Hitler en 1937, avec la bénédiction de Franco. Lors de l’exposition de cette œuvre à Paris, l’ambassadeur nazi demanda à Picasso si c’était bien lui qui avait « fait cela ». « Non, c’est vous » aurait répliqué l’artiste !

De Gernika à Itziar (seul endroit où booking.com montrait de la disponibilité, les hôtels semblent très réservés le samedi), longue étape (66 km avec 1205 m de dénivelée positive) mais la pluie de la nuit et le temps partiellement nuageux nous épargne la chaleur et l’étape est magnifique : on passe par Elantxobe, un des plus séduisants villages de la côte, accroché à la falaise en surplomb de son port.

Pour rejoindre Saint-Sébastien (San-Sebastian ou Donostia en espagnol), joli trajet le long de la mer. Il y a beaucoup de cyclistes espagnols ce dimanche. A Donostia, les rues sont bondées. On est tout près de la France, d’ailleurs Saint-Sébastien a été française dans son passé.

Depuis Hendaye nous avons pris un train jusqu’à Lyon, puis rentrons actuellement sur Genève en suivant la ViaRhona.