mardi 10 juin 2014

Espagne du Nord: Barreiros - Gijón


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A l'hôtel San Bartolo, le patron est franco-espagnol et fort sympathique, et nous donne des tuyaux utiles pour la suite.

7 juin : pour la première fois nous pédalons sans sous-pullover ni collants ! Ils annoncent 31 à 34°C en Suisse, mais ici, il fait 23°C. Encore une journée avec vent fort, heureusement en général dans le dos. Nous pouvons passer le pont autoroutier entre Ria de Ribadeo et Figueras, ce qui nous épargne un long détour : sur Internet il est déclaré interdit aux cyclistes, mais il y a un étroit passage pour les piétons, parfaitement protégé, et nous l’empruntons en poussant nos bécanes. Les quelques croisements avec les pèlerins en sens inverse sont tout juste faisables !

Le buffet petit déjeuner de Navia est grandiose. Après en avoir amplement profité (l’avantage de pédaler c’est qu’on est sûr de dépenser toutes ces calories) nous attaquons une journée le long de la mer, mais la route nationale est très sinueuse. Heureusement le trafic est très mince, les véhicules motorisés préfèrent prendre l’autoroute. Après seulement 52km, on jette l’éponge et prenons l’unique hôtel de Ballota, heureusement pas encore plein, même si nous y rencontrons quelques pèlerins français.

L’itinéraire pour Avilés nous pose problème : la route nationale devient plus fréquentée, et l’itinéraire que j’avais tracé avec City Navigator Europe NTU 2014.2 n’est pas fiable : certaines routes n’existent pas, d’autres chemins ne sont pas praticables avec des vélos chargés. On finit quand même sur la nationale, mais ce n’est pas une partie de plaisir. Avilés est une jolie ville dont le centre est piétonnier et nous y trouvons un hôtel très tranquille.

Pour aller à Gijón, nous empruntons un itinéraire mieux préparé. Mais en regardant une fois de trop mon GPS, je fais une chute sans gravité dans un fouillis de plantes qui amortissent très bien la chute, mais se collent sur tous les tissus de façon incroyable : on a passé plusieurs heures à l’hôtel pour tout enlever. Sont-ce des plantes insectivores conçues pour retenir les insectes qui s’y poseraient ? Heureusement, qu’elles n’étaient pas carnivores !

vendredi 6 juin 2014

Espagne du Nord: Santiago - Barreiros


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De Santiago, nous suivons un itinéraire confidentiel, loin de la route nationale. C’est superbe, mais les montées se succèdent et sont parfois rudes avec les vélos chargés : 80 km et 1600 m de dénivelée positive.

Pour la suite on revoit une fois de plus nos plans, n’ayant pu trouver de logement à Melide. On s’aperçoit que les logements sont déjà très réservés le long du Camino francés (qui relie Saint-Jean de Pied de Port à Santiago), et l’on décide de changer notre itinéraire sur Lugo pour s’en écarter. Surprise, environ 15 km avant Lugo, on revoit des pèlerins qui se rendent à Santiago par le Camino del Norte qui suit la côte Nord de l’Espagne. Il est quand même un peu moins couru que le Camino francés. Vu le temps frais qui persiste, et la météo douteuse de ces prochains jours, on décide de le rallier.

Lugo est au Centre du Patrimoine Mondial de l’UNESCO grâce à ses remparts construits à la fin du IIe siècle pour défendre la ville romaine de Lucus. Tout le circuit demeure intact et constitue le plus bel exemple de fortifications romaines tardives en Europe occidentale.

De Lugo à Meira, on est vraiment tout seuls dans une région vallonnée et très paysanne. Aux odeurs qui circulent, on devine que ces paysans utilisent beaucoup d’engrais non biologiques, priorité à la production. Pas de bistrot, ni de magasins, heureusement qu’on a pris à manger avec nous. Meira est la seule petite ville aux alentours, il y a que des magasins pour les paysans ! On doit bien être les seuls à s’y arrêter.

Il devait pleuvoir aujourd’hui, mais on arrive à notre hôtel réservé bien avant la pluie. L’atmosphère change, on est de nouveau au bord de l’Atlantique (plus exactement Mar Cantábrico). Le vent est violent, mais heureusement il va à peu près dans la même direction que nous. Avec 750 m de dénivelée positive, mais 1250 m négative, notre vitesse moyenne de 15.7 km/h est la meilleure depuis Porto.

lundi 2 juin 2014

Espagne du Nord: Vilanova - Santiago de Compostela


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Le lendemain le temps est gris et froid mais sec, et nous partons pour Muros. Beau trajet, les petites routes choisies n’ont presque pas de circulation. L’étape suivante nous emmène au cap Fisterra, presque la pointe la plus occidentale d’Europe. Le temps est plus beau. La chambre réservée est magnifique avec vue sur la mer. On commence à voir beaucoup de pèlerins qui sont venus jusque là depuis Santiago de Compostelle. La plupart sont à pied, quelques rares cyclistes quand même. Le vent du Nord-Est nous freine souvent, mais il maintient le beau temps ! On rencontre un couple d’Allemands retraités qui nous confient l’adage « Si tu as de l’argent fais le tour du monde. Plus tard c’est l’EMS qui prendra le reste pour te donner de la purée de pommes ! »

On décide de raccourcir la longue étape menant à Santiago de Compostela en s’arrêtant à Negreira. Cette fois nous suivons tout-à-fait le parcours des pèlerins, il y a quelques km non goudronnés mais la route est très adaptée aussi aux cyclistes avec une circulation anecdotique. Cela monte et descend tout le temps, 1154 m de grimpées au total.

Il ne reste que 20 km jusqu’à Santiago de Compostela, ce qui nous laisse tout l’après-midi pour visiter cette magnifique ville et ses nombreuses petites ruelles, sans oublier bien sûr sa magnifique cathédrale, le but des pèlerinages. On avait déjà vu la cathédrale de Santiago, mais au Chili !