mardi 14 juillet 2009

Hokkaido, la boucle est bouclée


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D'Abashiri, nous nous rendons dans la péninsule de Shiretoko, au Nord-Est de l'Hokkaido. C'est un parc national inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco à cause de sa très riche bio-diversité. Il abrite l'une des plus nombreuses populations d'ours bruns du Japon, environ 600 ours. La glace flottante qui dérive encore jusqu'à cette péninsule amène avec elle beaucoup de plancton dont se nourrissent les baleines.

Seule une petite partie du parc peut être facilement visitée. Le trekking y est aussi réglementé et difficile à cause des ours. Le mieux, pour apprécier la diversité de cette vie sauvage, c'est le Visitor Centre de Rausu très bien documenté (aussi en anglais) et qui montre un excellent film animalier sur la région: ce que nous avons fait pour nous abriter une fois de plus d'une pluie très froide en cette fin de journée.

Le beau temps enfin retrouvé, nous nous rendons dans le parc national d'Akan, qui contient de nombreux volcans, et des lacs-caldeira. La montée vers celui de Mashu fut le théâtre d'une bataille rangée contre les taons: résultat final, 4 piqûres, contre 20 taons tués! Il faut dire que nous transpirions à grosses gouttes, mais il serait malvenu de nous plaindre de la chaleur enfin retrouvée. Au bout de la montée, nous sommes subjugués par la beauté du lac Mashu, on vous laisse apprécier les photos.

Le mont Iozan nous offre un spectacle de fumerolles et de concrétions volcaniques, puis nous arrivons au lac Kussharo. Près du camping, nous y trouvons un rotemburo, c'est-à-dire un bain thermal à l'extérieur. Quand on y trempe les pieds, la chaleur paraît intenable, mais quand on s'y trempe complètement elle devient plus supportable.

Nous passons deux nuits au lac Onnetoh, à côté du Meakandake, un volcan actif dont les vapeurs nocives en interdisent parfois l'accès. Coup de chance, à 4 h du matin il fait grand beau, et l'accès semble libre. A 7 h du matin, Alain arrive au sommet de ce volcan très impressionnant et très photogénique à cette heure-là. Le spectacle n'est pas seulement pour les yeux: les jets de vapeur qui sortent de plusieurs endroits sont très bruyants, et les odeurs de soufre puissantes!

Au retour vers Tomakomai nous subissons deux journées de vélo sur des routes à plus grande circulation: difficile de deviner toujours juste quelles seront les routes les moins fréquentées. Dans un camping familial, les enfants nous adoptent et le lendemain matin, tous nos voisins discutent avec nous, et nous viennent nous dire au revoir avant de partir. Sur la route une voiture nous dépasse, et tous nous font de grands signes de la main, c'était les derniers partis après nous.

A Tomakomai, nous avons fermé notre circuit en boucle de l'Hokkaido, et pour ne pas refaire deux fois le même trajet, nous prenons un train vers Hakodate à la pointe Sud de l'Hokkaido. Puis c'est un ferry qui nous ramène sur l'île principale (Honshu), à Aomori.

Nous avons passé un peu plus de cinq semaines dans l'Hokkaido, et malgré le mauvais temps du début, beaucoup aimé cette île à la superficie deux fois plus grande que la Suisse, mais avec seulement 5.5 millions d'habitants: tout le contraire du Honshu qui a une densité de population trois fois plus élevée qu'en Suisse

Il nous reste deux bonnes semaines pour retourner à Osaka prendre notre bateau pour la Chine (Shanghaï).

Coup de chapeau

Nous aimerions féliciter deux entreprises pour la qualité de leur service après-vente et de garantie:

  • Mammut Suisse: nous utilisons en camping deux matelas D-Lux Pump Mat, très confortables et bien isolés. Hélas l'un d'entre eux est devenu inutilisable. Contacté par courrier électronique, Mammut Suisse nous l'a remplacé sous garantie, et nous l'avons reçu au Japon en moins d'une semaine.
  • Steripen USA: le Steripen Classic est une petite lampe UV qui stérilise 1 litre d'eau en une minute, très pratique dans les pays où l'eau potable est difficile à trouver. A la suite d'une mauvaise manipulation, nous avons cassé la lampe. Steripen USA nous en a renvoyé une nouvelle gratuitement!
On pourrait aussi écrire une rubrique "Bonnet d'âne", mais bon, on s'abstiendra de polémiquer!

mercredi 8 juillet 2009

Déambulations à Tokyo


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Nous voici donc, après 3'600 km de vélo au Japon, arrivés dans sa capitale Tokyo. Nous y restons quatre jours, le temps d'obtenir notre visa chinois (mission accomplie), et de déambuler dans différents quartiers de Tokyo, qui ont chacun leur caractéristique et ambiance particulière: par exemple Ginza, la réponse de Tokyo aux Champs Elysées, Akihabara, la ville électronique où l'on peut tout trouver, même des vieilles lampes d'amplificateurs, Shibuya, le quartier des jeunes à la mode (en-dessous de 25 ans s'abstenir), Shinjuku avec le quartier rouge de Kabukicho, etc.

Nous avons eu la chance de revoir Jean-Luc et Yuriko, un couple Canadien-Japonaise rencontré sur les hauteurs de l'Aso-san, au Kyushu, ainsi qu'Iwao, un jeune de 22 ans qui a réalisé l'an dernier l'exploit de relier à vélo Shangaï à Casablanca, en passant en hiver par la Suisse et ses cols alpins et que nous avions rencontré sur la route du Pamir. Nous avons passé une soirée francophone tous les cinq, bravo à Yuriko et Iwao de leur maîtrise du français: c'est déjà rare de trouver des Japonais capables de s'exprimer en anglais, alors en français c'est vraiment rarissime!

Après ces rencontres chaleureuses, nous voici repartis en direction de l'Hokkaido, l'île du Nord du Japon (Sapporo, cela vous dit quelque chose?). Nous choisissons de prendre le train pour gagner un peu de temps. Un Shinkansen (TGV du Japon) nous amène à 270 km/h jusqu'à Hachinohe. Cette fois prendre le train avec nos vélos et bagages a été relativement simple: sur le quai, des signes vous indiquent prsqu'au centimètre près où se trouvera la porte du wagon réservé! La seule difficulté fut d'amener nos vélos non démontés sur le quai. La règle au Japon est que tout vélo transporté par train doit être emballé. Une Japonaise parlant l'anglais a réussi à convaincre le contrôleur à l'entrée de la gare de nous laisser pousser nos vélos bien chargés jusque sur le quai. Heureusement, ce contrôleur fut moins tatillon (voire borné) que son homologue suisse-allemand qui, à la gare de Zürich, avait refusé de nous laisser prendre un train alors que nous avions pourtant acheté les billets correspondants, sous prétexte que tous les emplacements réservés aux vélos étaient déjà pris (de Lausanne à Zürich, il y avait au moins deux vélos par emplacement, ah ces Welches).

A Hachinohe, à 600 km au Nord de Tokyo, nous avons trouvé un climat plus frais, et en principe moins soumis à la saison des pluies qui sévit maintenant au centre du Japon. Nous avons clairement quitté les zones les plus peuplées de la région Osaka - Tokyo, et retrouvons une atmosphère plus calme et campagnarde. Deux jours de vélo nous ont amené au cap Oma, tout au Nord du Honshu. Nous ratons le dernier bac pour l'Hokkaido, et devons passer la nuit sous la tente, tous les hôtels étant pleins ce jour-là: la période des vacances a commencé!