dimanche 13 juin 2010

Iles grecques


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Cette fois, la carte Google maps ne contient que les endroits où nous avons passé la nuit. Pour visualiser le détail de nos itinéraires à vélo sur ces îles, cliquez sur les liens Wikiloc suivants:


Rhodes qui se trouve à moins de 50 km de Marmaris est notre première île grecque après la Turquie. Il me reste pour environ 100 CHF en lires turques, mais seule la Banque de Grèce est habilitée à les changer. Et j'y suis victime d'un vrai holdup, elle me prélève une commission de 26% au passage! Soit la Banque de Grèce est vraiment en effet en manque complet de liquidités, soit ils ne veulent pratiquement pas encore entendre parler de leurs voisins les Turcs, dont la monnaie s'est pourtant appréciée de près de 30% par rapport à l'Euro ces six derniers mois!

La ville de Rhodes est belle, mais que de touristes! En dehors de ville, on retrouve vite une campagne moins courue, et nous sommes tout contents de trouver quand même un hôtel ouvert à Monolithos! Nous bouclons le tour de l'île en trois jours, puis à nous les Cyclades.

Les horaires des ferrys nous font arriver à minuit à Santorini, cette île volcanique siège d'une éruption gigantesque qui a emporté tout le centre de l'île vers 1650 avant J.C. Il y a 10 km et 250 m de montée pour rejoindre l'hôtel que nous avons réservé, mais l'hôtelier vient nous chercher avec un minibus où nous pouvons mettre nos vélos sans problème: quelle chance!

Nous restons basés à Perissa, et rayonnons depuis là pendant trois jours: plaisir du vélo léger. Les villages de Pyrgos et l'ultra-touristique Oia avec leurs petites ruelles, leurs maisons blanches et leurs églises à coupole bleue nous offrent un paysage de cartes postales à la grecque.

Nous ne restons que deux nuits dans l'île suivante, Naxos, mais occupons bien notre journée, car l'île est plutôt montagneuse.

Le ferry suivant nous amène à sur l'île de Paros, très belle aussi. Depuis Paros, on peut se rendre facilement à Antiparos, où nous découvrons une chapelle magnifiquement intégrée dans son décor naturel de bord de mer.

Nous décidons d'aller à Mykonos surtout pour voir Delos, une île minuscule toute proche, mais le site archéologique le plus important des Cyclades. Hélas il pleut ce jour-là, comme à Petra; mais difficile de se plaindre, depuis notre départ c'est seulement la deuxième seule vraie journée de pluie! Nous nous hâtons de quitter les hordes de touristes de Mykonos, ou du moins essayons de le faire: après une heure d'attente sous un abri bondé, nous nous rendons compte que le ferry que nous devions prendre part du nouveau port, pas de l'ancien où nous étions arrivés et l'attendions. Nous l'avons donc raté, mais heureusement il y en a un autre deux heures plus tard.

Nous arrivons donc à Syros dans la soirée. C'est une île au style architectural vénitien, bien différent des autres îles des Cyclades que nous venons de visiter. Même si c'est leur centre administratif, l'île est petite et nous en faisons le tour en une demi-journée.

Il n'y a pas de ferry reliant la mer Egée (Cyclades) à la mer Ionienne. Pour rejoindre Corfou, nous prenons un ferry jusqu'au Pirée. Puis, peu désireux de rouler à vélo sur la route surchargée menant à Patras, nous décidons de prendre un bus qui nous amènera directement à Igoumenitsa, en face de Corfou. Trouver notre chemin depuis le Pirée jusqu'au bon terminal de bus d'Athènes fut difficile même avec le GPS, car il y a plein d'autoroutes et de lignes de métro infranchissables, et les Athéniens sont des chauffeurs pressés.

Nous retrouvons les petites routes de campagne, voire de montagne à Corfou, dont nous faisons le tour en quatre jours. Le premier jour, nous passons par le Mont Pantokrator, et prenons un chemin de montagne pour en redescendre qui nous rappelle les pires routes tadjiques du Pamir. Mais le trafic y est nul, Alain qui passe en premier se ramasse toutes les toiles d'araignées.

Nous avions prévu de faire un peu une pause vélo dans cette traversée des îles grecques, mais y aurons quand même parcouru 900 km. Il faut dire que le vélo se prête bien à leur découverte à cette saison: les îles ne sont pas très grandes, et les compagnies de ferrys sont très sympathiques avec les cyclistes: on y charge nos vélos très facilement et sans surcoût. Il commence tout juste à faire un peu plus chaud à Corfou à mi-juin, mais la température est restée très agréable entre mi-mai et mi-juin dans les Cyclades.

Demain 14 juin, nous prendrons un bateau pour Sarande en Albanie, un pays que nous attendons moins développé et moins touristique. Cela ne sera pas pour nous déplaire: les îles grecques sont magnifiques, mais il aurait peut-être fallu les visiter 20 ans plus tôt!