jeudi 20 mai 2010

Antalya - Marmaris, ou Lycie, ou Turquie troisième partie


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Après Antalya, nous découvrons Cirali et Olympos, le plus bel endroit que nous ayons vu sur cette côte turque: l'infrastructure touristique se fait discrète et laisse la place à une nature et des paysages magnifiques. Olympos est aussi un site archéologique intéressant, et à 4 km de là on trouve la Chimère, un site rocheux d'où sortent en permanence quelques flammes. Dans la mythologie grecque, la Chimère est une créature composite, ayant une tête de lion, un corps de chèvre et une queue de serpent, crachant du feu et dévorant les humains. Le héros Bellérophon parvint à l'enterrer en chevauchant Pégase, mais du feu continue à sortir de cet endroit.

A Cirali, nous nous payons un hôtel très confortable, et le responsable qui parle Suisse-Allemand, garde de son séjour dans notre pays une mentalité de "très propre en ordre": pas question de laisser nos vélos dans l'hôtel ni même devant notre bungalow; il nous déniche un petit recoin du jardin où ils sont bien cachés et tout juste tolérés!

Pour réduire notre trajet sur la D400 que nous suivons depuis Mersin, et où la circulation est souvent trop intense à notre goùt, nous faisons un petit détour par le canyon de Saklikent, profond de 300 m et long de 18 km. Avec l'aide d'un "guide" Alain en remonte une petite partie, les pieds dans l'eau, parfois jusqu'aux hanches et luttant contre le courant. Le guide était très utile pour montrer quels passages emprunter, l'aider à tenir l'équilibre et garder l'appareil de photo au sec!

Kas, Fethiye et Dalyan sont des stations touristiques sympathiques, mais Marmaris, notre dernière ville en Turquie, est maintenant un peu sur-développée à notre goût. Nous allons prendre demain un bateau pour Rhodes, à 40 km de là, mais une île grecque du Dodécanèse. Nous en avons assez du trafic de la D400, mais reviendrons certainement en Turquie, un grand pays dont nous n'avons découvert qu'une petite partie.

samedi 8 mai 2010

Mersin - Antalya, ou Turquie deuxième partie


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Sept jours de vélo le long de la côte Sud de la Turquie, assez contrastés:
  • de Mersin à Silifke, c'est tout plat et très peuplé, on n'a pas vraiment l'impression de sortir d'une seule grande ville
  • puis, jusqu'à Alanya (quatre jours), c'est montagneux, et beaucoup plus sympathique; c'est le moment d'y aller à vélo, nous avons vu plusieurs tronçons où la route était en voie d'élargissement
  • Alanya est un grand centre touristique, très prisé par les groupes russes ou ukrainiens; cela se voit à de nombreuses enseignes en russe
  • et la route jusqu'à Antalya est de nouveau une grande route peu intéressante, mais qui passe par Side, un village au milieu de ruines romaines, devenu très touristique mais tout en restant de taille modeste
A noter que même sur les grands axes, le nombre de voitures privées reste modéré. Le prix de l'essence qui atteint des records en Turquie (environ 2 € le litre) favoriserait-il les transports en commun? Les bus, rapides et très confortables (nous en avions fait l'expérience pour aller et revenir de la Cappadoce), sont très prisés.

Nous sommes malgré tout en dehors du boom touristique estival, et même Alanya et Antalya restent très calmes à cette période. La vieille ville d'Antalya est fermée à la circulation motorisée, nous y avons flâné avec plaisir ce week-end.

L'allemand est souvent préféré à l'anglais pour communiquer avec l'étranger: de nombreux turcs ont travaillé en Allemagne, et viennent nous parler spontanément. Quand on pense qu'ils y ont souvent trouvé des conditions de vie très dures, c'est bien sympathique de leur part. Certains ont quand même su revenir au pays avec suffisamment d'argent pour y acheter un hôtel, un restaurant, ... A Anamur, nous vous recommandons l'Eda Motel, tenu par un couple fort sympathique et à l'allemand parfait. L'hiver, Monsieur retourne conduire un camion en Allemagne. Avec sa VW décapotable, il vous conduira aux sites romains, byzantins et au magnifique château.

lundi 26 avril 2010

Antioche - Cappadoce, ou Turquie première partie


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Alep-Adana

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Göreme

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Göreme

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Contrairement à ce qu'indiquent les cartes syriennes, Antioche (ou Antakya, en turc) est bel et bien en Turquie. C'est Atatürk qui avait reconquis cette province, indépendante pour un court laps de temps, mais qui a fait une fois partie du mandat français en Syrie, d'où la revendication des Syriens.

Grâce à Atatürk encore, qui a imposé le changement de l'alphabet arabe à l'alphabet latin, on arrive à lire le turc et à le prononcer à peu près correctement (le c se prononce dj, le ç tch, etc). Pour les mots occidentaux, cela donne une écriture très phonétique, par exemple aksesuar ou kuaför. La compréhension c'est autre chose, mais on arrive à commander une grande ou une petite bouteille d'eau sans problème (büyük ou küçuk su) ce qui fait qu'on ne va au moins pas mourir de soif. Enfin on plaisante, après le Japon et la Chine, la communication est quand même considérablement plus facile!

La Turquie ne fait pas partie de l'Europe, ni géographiquement ni politiquement. Enfin pas encore, peut-être y rentrera-t-elle même avant la Suisse? En tout cas, les grandes chaînes de distribution elles, l'ont déjà bien intégrée: les supermarchés Migros, Mediamarkt, Carrefour, ... y pullulent. On se croit donc déjà presque à la maison, dommage qu'on ait oublié notre carte kümülüs!

En partant d'Antakya, nous nous nous sommes fait piéger par Google Maps qui montrait sur la carte une petite route ralliant Antioche à Iskanderun. Après 1830 m d'ascension, juste avant d'arriver à un sommet dominant, une auto-mitrailleuse nous intercepte et nous intime l'ordre de rebrousser chemin (heureusement qu'on ne ressemble pas à des Syriens!). Retour donc à la case départ. On aurait pu faire cette belle excursion sans aucun trafic, sans se coltiner les bagages! Le soir à l'hôtel, en zoomant sur la région avec Google Earth, nous voyons que nous avons manqué une piste qui, elle, allait bien dans la direction voulue. Mais bon, le lendemain on a pris la route principale comme tout le monde.

A Adana, nous décidons de prendre un bus pour la Cappadoce. L'inspiration était bonne, le seul itinéraire possible passe par une autoroute bien entendu interdite aux cyclistes.

La Cappadoce est un site naturel où volcanisme et érosion ont créé des phénomènes naturels remarquables. Le tuf est très tendre et les hommes y ont creusé d'innombrables habitations troglodytiques, dont certaines sont encore occupées.

Les communautés monastiques byzantines ont elles aussi creusé dans les roches tendres, entre le VIIIe et le XIIIe siècle, une multitude de couvents et d'églises rupestres décorées de fresques. La Karanlik Kilise (église sombre), à Göreme, est celle qui contient les plus belles fresques. Notre nouveau Nikon D90 y est très à l'aise malgré le peu de lumière et l'interdiction d'utiliser le flash.

Nous avons passé quatre jours dans les environs de Göreme, explorant à vélo et parfois à pied plusieurs de ces sites remarquables et qui ne cessent de nous étonner tant par les formes que les couleurs des roches.