samedi 26 novembre 2011

Re-traversée des Andes et arrivée en Patagonie


Diaporama plein écran



Avant de quitter Villarrica, nous avons rencontré au Torre Suiza les premiers cyclo-touristes depuis Mendoza:

  • Raoul encore en voiture avec sa femme, mais qui dans 3 semaines ira rechercher son vélo pour "faire" la Patagonie
  • Akiyuki, un Japonais en route lui depuis 2004, avec son amie qui a commencé le vélo depuis 3 semaines!
Pas étonnant quand l'on sait que le Torre Suiza avait été ouvert il y a 14 ans par un couple de cyclistes suisses qui, arrivés à Villarrica après deux ans et demi de pédalage, ont eu envie de changer de vie et ont ouvert cet hôtel.

On est reparti quand même et avons retraversé les Andes, dans le sens Est Ouest cette fois-ci. Miracle, fait que nous avons eu le vent dans le dos! Nous sommes passés devant le volcan Lanin, 3776 m, mais le Paso Mamuil Malal n'est qu'à 1208 m. Une petite pensée pour nos amis des cent cols: en 2000 km, avec 23'000 m de dénivelée, ce n'est que le premier col dûment répertorié sur une carte que nous traversons: pas rentable! Par contre les ponts sont tous baptisés et affichés (et il y en a beaucoup); donc, au lieu d'ouvrir une branche sud-américane des cent cols, il vaudrait mieux y créer le club des mille ponts!

San Martin de Los Andes: cette fois nous sommes arrivés en Patagonie. Nous avons retrouvé nos amis Elsa et Ollivier, déjà rencontrés en Chine. Evidemment on avait plein de choses à se raconter, à se montrer nos films respectifs, et on a fêté l'anniversaire d'Ursula en les invitant pour un apéro ainsi que deux autres voyageurs à vélo, Ivana et Harry, qui se sont arrêtés là pour fonder une famille (naissance toute prochaine). Elle est Argentine, lui Hollandais, et ils se sont rencontrés au camp de base de l'Everest, côté Tibet où elle faisait du vélo, et lui grimpait l'Everest (il a d'ailleurs gravi les plus hauts sommets de chaque continent). Bref belle ambiance de voyageurs sportifs digne de l'anniversaire d'Ursula!

La route des 7 lacs entre San Martin et Bariloche semblant praticable à vélo, nous nous décidons de tenter de passer à travers les cendres rejetées par le volcan Puyehue. En effet la quantité de cendres rejetées est maintenant assez faible, et de plus la route est fermée pour cause de travaux si bien que le trafic est nul. Nous voyons les efforts considérables des Argentins pour nettoyer les grosses quantités de cendres qui se sont déposées surtout dans la région de Villa La Angostura, et l’épaisse couche de cendres accumulée dans les endroits qu’ils n’ont pas encore touchés.

Nous arrivons à Bariloche juste avant une chute de cendres. On ne va sans doute pas s'y attarder, c'est un peu comme une grosse pollution: cela gâche la vue, et ce n'est sans doute pas très sain.