mercredi 8 juillet 2009

Déambulations à Tokyo


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Nous voici donc, après 3'600 km de vélo au Japon, arrivés dans sa capitale Tokyo. Nous y restons quatre jours, le temps d'obtenir notre visa chinois (mission accomplie), et de déambuler dans différents quartiers de Tokyo, qui ont chacun leur caractéristique et ambiance particulière: par exemple Ginza, la réponse de Tokyo aux Champs Elysées, Akihabara, la ville électronique où l'on peut tout trouver, même des vieilles lampes d'amplificateurs, Shibuya, le quartier des jeunes à la mode (en-dessous de 25 ans s'abstenir), Shinjuku avec le quartier rouge de Kabukicho, etc.

Nous avons eu la chance de revoir Jean-Luc et Yuriko, un couple Canadien-Japonaise rencontré sur les hauteurs de l'Aso-san, au Kyushu, ainsi qu'Iwao, un jeune de 22 ans qui a réalisé l'an dernier l'exploit de relier à vélo Shangaï à Casablanca, en passant en hiver par la Suisse et ses cols alpins et que nous avions rencontré sur la route du Pamir. Nous avons passé une soirée francophone tous les cinq, bravo à Yuriko et Iwao de leur maîtrise du français: c'est déjà rare de trouver des Japonais capables de s'exprimer en anglais, alors en français c'est vraiment rarissime!

Après ces rencontres chaleureuses, nous voici repartis en direction de l'Hokkaido, l'île du Nord du Japon (Sapporo, cela vous dit quelque chose?). Nous choisissons de prendre le train pour gagner un peu de temps. Un Shinkansen (TGV du Japon) nous amène à 270 km/h jusqu'à Hachinohe. Cette fois prendre le train avec nos vélos et bagages a été relativement simple: sur le quai, des signes vous indiquent prsqu'au centimètre près où se trouvera la porte du wagon réservé! La seule difficulté fut d'amener nos vélos non démontés sur le quai. La règle au Japon est que tout vélo transporté par train doit être emballé. Une Japonaise parlant l'anglais a réussi à convaincre le contrôleur à l'entrée de la gare de nous laisser pousser nos vélos bien chargés jusque sur le quai. Heureusement, ce contrôleur fut moins tatillon (voire borné) que son homologue suisse-allemand qui, à la gare de Zürich, avait refusé de nous laisser prendre un train alors que nous avions pourtant acheté les billets correspondants, sous prétexte que tous les emplacements réservés aux vélos étaient déjà pris (de Lausanne à Zürich, il y avait au moins deux vélos par emplacement, ah ces Welches).

A Hachinohe, à 600 km au Nord de Tokyo, nous avons trouvé un climat plus frais, et en principe moins soumis à la saison des pluies qui sévit maintenant au centre du Japon. Nous avons clairement quitté les zones les plus peuplées de la région Osaka - Tokyo, et retrouvons une atmosphère plus calme et campagnarde. Deux jours de vélo nous ont amené au cap Oma, tout au Nord du Honshu. Nous ratons le dernier bac pour l'Hokkaido, et devons passer la nuit sous la tente, tous les hôtels étant pleins ce jour-là: la période des vacances a commencé!