vendredi 3 avril 2009

Malaisie, côte Est (mer de Chine du Sud)


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Après l'île Perhentian, nous longeons la côte Est de la Malaisie en direction de Singapour.

Première halte à Penarik, où notre hôte du jour est un double saisissant de notre ami Pierre: même physique, mais aussi mêmes attitudes. Il nous dit regretter le nationalisme populiste de certains politiciens malais: chers compatriotes suisses, cela vous fait penser à quelque chose? Ce serait bien dommage qu'ils arrivent à leurs fins, malais et minorités chinoises et indiennes semblent vivre en bonne harmonie.

Après Kuala Terengganu (capitale de l'état du même nom), nous voilà en face de l'île de Kappas, chaudement recommandée par Eliane. Comme vous pourrez le voir sur les photos, elle est restée très peu touchée par le tourisme, et nous profitons pendant deux jours de son calme et des ses eaux limpides, propices à la baignade et au snorkeling. Ouf, nous n'avons pas rencontré de requins pourtant inoffensifs.

La route après K. Terengganu est très fréquentée, et nous traversons une zone industrielle pétrochimique impressionnante. Heureusement, après Kuantan, la région est moins habitée, et essentiellement agricole, et la circulation se calme. Corollaire, il devient plus difficile de trouver un hôtel, mais celui de Pekan, à 6 CHF la nuit (le moins cher en Malaisie) fera l'affaire: contraste après l'hôtel de Kuala Dungun à 85 CHF, mais avec des toilettes sophistiquées (voir les photos).

Après Kuala Rompin, nous passons devant un écriteau vantant les mérites du Parc national d'Endau-Rompin, à "seulement" 35 km de route. Aussitôt dit, aussitôt fait (ou presque: route sans aucune circulation, mais avec des pentes vraiment marquées: il nous faut même pousser deux fois le vélo).

Nous sommes les seuls clients des bungalows du Parc National, avec cinq employés (dont deux cuisiniers sont de Bali) pour nous préparer des repas avec le peu de nourriture qu'ils ont. Nous décidons d'aller voir cette jungle de plus près, mais toutes les sangsues se précipitent vers cette aubaine inespérée: deux touristes en sandales! Hélas pas de photos de leur extraction au briquet, on n'était pas encore assez habitués à ces bestioles pour penser immortaliser cet instant.

A Mersing, nous retrouvons la civilisation et son confort, et en profitons pour une pause bien méritée. Enfin si l'on peut dire, il y a encore le blog à mettre à jour, et les billets d'avion pour la suite du voyage à acheter. Les sites Internet sont si lents et capricieux qu'il faudra presque une journée pour acheter un aller-retour Singapour-Bali (eh oui, nos deux cuisiniers balinais ont su, après Volker, faire germer l'idée de ce détour du 14 avril au 2 mai), puis un vol Singapour – Fukuoka le 3 mai à un prix imbattable. Vous voilà donc renseignés sur notre programme à venir.