dimanche 22 mars 2009

Au revoir la Thaïlande


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Pour quitter Ko Lanta, nous avons pris un bateau de touristes pour rejoindre la côte Ouest. Les jeunes filles nordiques se bronzent à fond, ça doit les changer de leur hiver nocturne!



Nous arrivons sur terre ferme en plein midi, dur de reprendre le vélo sous le soleil de plomb (à notre tour de bronzer, mais quand on arrive sur une plage, les gens se demandent comment on fait pour rester tout blanc de mi-cuisse à mi-bras tout en ayant un superbe bronzage sur le reste du corps, enfin sauf les bandes des sandales et les mains couvertes par nos gants de cyclistes). Mais la route est presque plate et au début très peu de circulation.

Nous trouvons avec quelque peine un hôtel à Yan Ta Khao, il existe mais les gens hésitent à nous y envoyer. Il est pourtant assez correct, moustiques mis à part. On doit bien être les seuls touristes occidentaux ce jour-là, et de nombreux Thaïs nous interpellent pour nous demander d'où nous venons et où nous allons.

Le jour suivant, nous faisons 120 km pour nous retrouver à Satun, dernière ville thaïe. Le passage classique de la frontière avec la Malaisie consiste à prendre le bateau de Satun jusqu'à Langkawi, une île malaise toute proche: c'est ce que nous faisons, d'autant qu'il est très facile de prendre ces bateaux avec nos vélos.

La Thaïlande nous aura de nouveau bien plu (nous avions déjà visité le Nord à vélo début 2005). Nos journées de cyclistes débutaient au lever du soleil pour profiter de la fraîcheur matinale. Personne dans les hôtels pour nous servir le petit-déjeuner avant 6 h. Donc nous l'achetions la veille (boissons froides, yoghourt, ...conservés dans le petit réfrigérateur équipant la plupart du temps les chambres d'hôtel thais. Les routes ne sont pas toujours exemptes de trafic, mais Google Maps nous a permis de sélectionner des itinéraires alternatifs quand cela était possible. Et quand cela ne l'était pas, les routes plus importantes sont le plus souvent munies de bande de sécurité assez larges que cyclistes et motocyclistes se partagent. Les conducteurs thais sont très courtois, après l'Inde c'est un changement vraiment bienvenu.

Après plusieurs pauses (café, ou Milo glacés, disponibles dans les stations services que nous visitions plus souvent que les automobilistes), notre journée de cycliste se terminait en général entre 13 et 14 h (sauf pour quelques étapes plus longues), et à cette heure-là, le mieux c'est la sieste dans la chambre climatisée! On refaisait surface vers 16-17h, heure où l'orage vespéral rafraîchissait souvent l'atmosphère avant que le soleil ne daigne décliner sa puissance de chauffe. Puis c'était le repas du soir, bien souvent dans un des petits restaurants de rue qui font une cuisine simple et saine pour un dollar ou deux.