samedi 28 février 2009

Nous avons changé de mer


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Nous continuons de longer le golfe du Siam en direction du Sud sans rencontrer grand monde. Les plages désertes sont magnifiques, hélas un jour où nous voulons nous baigner nous remarquons vite la présence de nombreuses méduses.

Nous rencontrons un Anglais qui se rend à vélo à Phuket. Comme il a épousé une Thaïe, il vit le plus souvent dans ce pays. Il est assez pessimiste sur l'avenir de ce pays: selon lui l'armée n'attend que le décès du roi en mauvaise santé pour prendre le pouvoir. Le baht, monnaie actuellement forte, pourrait s'écrouler, et il a rapatrié presque tout son argent en Grande-Bretagne.

Les provinces du Sud-Ouest de la Thaïlande sont peu sûres: musulmanes et négligées par le pouvoir central d'obédience bouddhiste, elles sont séparatistes et manifestations violentes alternent avec répression militaire. Pour éviter ces lieux, nous quittons la côte Ouest à la hauteur de Lang Suan pour rejoindre la côte d'Andaman. La traversée elle-même est courte (environ 70 km par la route N°4006) mais tout en montagnes russes, puisque sans dépasser environ 200m d'altitude, la dénivelée cumulée du jour atteint 900 m. Des militaires contrôlant la route pour refouler d'éventuels réfugiés birmans ont pitié de ces deux cyclistes pédalant dans la chaleur et nous offrent de quoi nous désaltérer: sympathique!

La côte d'Andaman est bien sûre celle qui a été durement touchée par le tsunami le 26 décembre 2004. On ne voit pourtant plus trace de ce cataclysme, sauf dans l'album de photos de l'hôtelier hollandais (encore un qui a épousé une Thaïe): la plus terrible montre une plage jonchée de cadavres de touristes occidentaux, une autre montre un touriste regardant l'énorme vague qui va l'engloutir deux secondes plus tard.

Près de Hat Bang Sak, nous voyons pour la première fois des hôtels complets: il y a pleins de touristes occidentaux, Allemands pour la plupart. Mais il suffit de se rendre à 500 m du bord de mer pour trouver nos habituels hôtels quasi-désertés.