lundi 16 septembre 2013

Vercors et Provence

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Nous venons de passer 10 jours d'abord dans le Vercors, puis en Provence. Cette fois, nous avons pris nos VTT: en 2012 nous avons adhéré au Club des Cent Cols, et depuis nous nous sommes piqués au jeu de collectionner les cols à vélo, et il y en a beaucoup plus qui ne sont accessibles qu'en VTT.

Nous privilégions tout de même les plus faciles qu'on peut faire majoritairement sur le vélo, voire en le poussant sur de petites sections. Cette fois, nous avons gravi 33 nouveaux cols (on ne peut compter le même col qu'une seule fois) en sept jours de vélo.

Nous découvrons la région de Vassieux-en-Vercors, qui a été l'objet d'une destruction massive en 1944 par les Allemands qui voulaient éliminer les maquisards très actifs dans cette région. Un cimetière et une nécropole commémorent ces événements tragiques.

Puis nous nous établissons à Saillans entre Vercors et Drôme Provençale. Le seul hôtel y est fermé le week-end, comme de nombreux autres de la région. Nous nous rabattons sur le gîte de Saillans; heureusement que nous y arrivons le matin, il n'y a plus personne pour accueillir les touristes l'après-midi, et nous prêtons notre salle de bains à un Allemand marcheur qui a besoin d'une douche et qui est heureusement équipé d'une tente. Le lendemain nous faisons encore un tour depuis Saillans, puis nous rendons à Dieulefit.

Le seul hôtel de la ville est encore fermé le dimanche! Mais nous trouvons un bon hôtel-restaurant à 2 km de Dieulefit, où nous restons donc 3 nuits. Nous y faisons un long circuit qui nous mène jusqu'à Saou, qu'Alain connaissait déjà comme grimpeur, puis où nous avions passé à nouveau quelques jours en compagnie de nos petits-enfants. Le lendemain, voilà que les chasseurs de cols sont bloqués par de véritables chasseurs qui nous déconseillent formellement de poursuivre notre itinéraire, au milieu de plus de 25 chasseurs-tireurs et de leurs meutes de chiens. Nous n'insistons pas, ce serait dommage de se faire prendre pour des sangliers!

A Nyons, nous faisons une superbe boucle alliant cols et vignobles. Nous nous adressons tout de suite à une auberge située en dehors de la ville, l'Auberge du Vieux Village à Aubres. Le soir, tous les clients se retrouvent à la cuisine, pour moult explications et dégustations. Ce n'est qu'à minuit que nous ressortons de table. Heureusement que nous avions prévu une journée de visite à Nyons le lendemain! Cette auberge vient d'être reprise par Delphine et Sarah, et nous avons beaucoup apprécié l'ambiance chaleureuse et les contacts noués avec les autres clients.

dimanche 2 juin 2013

Voyage en Corse

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Nous avons renoué avec le vélo de voyage pour environ 3 semaines en Corse. Près de 800 km et plus de 12'000 m de dénivelée positive: ce n'est pas un pays plat, mais c'est bien pour cette raison que l'on y est allé!

La météo pourrie de ce printemps et début d'été n'a pas épargné la Corse: températures bien fraîches (entre 10 et 20°C), quelques pluies mais moins qu'en Suisse, c'était bien le vent parfois violent qui était le plus gênant.

On avait pris les affaires de camping, mais on ne les a utilisées qu'une seule fois: on préfère de plus en plus le confort des hôtels ou chambre chez l'habitant!

mardi 21 février 2012

Coyhaique - accident de vélo avant Cochrane


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De Coyhaique, nous nous dirigeons maintenant sur Cochrane, dans un paysage superbe, tant les cours d'eau et les lacs de cette région de Patagonie si peu peuplée sont magnifiques.

Hélas 4 jours plus tard, soit le 17 décembre, c'est l'accident de vélo: je roulais sans doute bien assez vite dans une descente non goudronnée, et je me suis étalé. Ursula, qui me suivait à peu de distance, me découvre ensanglanté et inconscient. Elle organise rapidement un transport jusqu'à l'hôpital de Cochrane. Mais ils ne peuvent rien faire, et organisent immédiatement un transport par avion médicalisé jusqu'à l'hôpital de Coyhaique: j'ai l’œil droite tuméfié et pratiquement pas de conscience après le choc qu'a subi mon crâne. Heureusement que je portais le casque (qui s'est méchamment fissuré), sinon je serais sans doute décédé sur place.

A Coyhaique, une commotion cérébrale est diagnostiquée, et mon œil droite pourrait peut-être récupérer dans les mois qui viennent si le nerf oculo-moteur qui a été endommagé décide de repousser. De retour le 4 janvier 2012 en Suisse, d'abord au CHUV, puis à 'hôpital Nestlé, c'est surtout mes problèmes de mémoire qui vont être traités.

Ursula a été une épouse parfaite dans ces moments bien difficiles pour elle surtout, puisque j'étais pratiquement inconscient. Quant à moi, ma mémoire revient petit à petit, mais je dois faire beaucoup d'efforts pour redécouvrir tout ce que je maîtrisais sans problème avant: tenue d'agendas pour ne pas oublier mes rendez-vous, et les événements importants, redécouverte de la maîtrise des ordinateurs, en notant là aussi le maximum de choses pour les re-graver dans ma mémoire, et si elle défaille, retrouver comment faire telle ou telle chose. Heureusement que cela ne m'arrive qu'après ma retraite, j'aurais beaucoup de peine à m'imaginer dans une activité professionnelle, même après les 7 semaines d'hospitalisation que je viens de faire, du 17 décembre 2011 au 3 février 2012.

Mais dans l'ensemble tout va bien: mon œil gauche fonctionne bien, ma mémoire s'améliore et ma forme physique reste bonne. Cela pourrait être pire!