dimanche 28 juin 2015

Sicile


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Et c'est reparti pour un voyage à vélo. On a rejoint Gênes en voiture, l'avons laissée dans un parking payant sécurisé, puis avons pris un bateau pour Palerme: 20 heures de bateau (très relaxant), sans souci pour le transport des vélos.
Le premier jour à Palerme, il n'a plu qu'une fois, et l'on a visité quelques musées, dont une exposition Botero. On est donc resté le lendemain pour profiter de découvrir cette belle ville par beau temps.

19 mai 2015 Palerme - Castellammare del Golfo
73 km et 1000m de dénivelée pour notre première étape à vélo. Il faut s'y réhabituer, mais nous n'avons pas pris les affaires de camping, pour alléger le vélo, et profiter du confort des hôtels siciliens. Nous sommes surpris en bien par le style de conduite des Siciliens que nos proches peignaient en noir. Tant mieux, pourvu que cela dure! A Castellammare, difficile de trouver une épicerie, mais une fois de plus le GPS fait merveille, même si la carte ne nous paraît pas 100% exacte. Par contre il y a des restaurants à profusion, cela doit être très touristique en plein été.

20 mai Erice
Nous trouvons une route interdite aux voitures. Nous visitons Ségeste, et son temple construit en 430 av. J.C, mais renonçons au théâtre, route ouverte aux autocars, mais pas aux cyclistes!!!
59 km et 1379 m de dénivelée : la journée a été trop dure pour Ursula qui arrive peu bien. La ville d’Erice est très touristique, mais pas de yaourt dans la seule petite épicerie ! Et restaurant assez moyen. Pas de petit déjeuner le lendemain matin dans notre logement, mais heureusement, bonne boulangerie ! Pluie la nuit, quelques restes le lendemain matin, mais surtout beaucoup de brouillard qui enveloppe toute la colline d’Erice.

21 mai Marsala
Etape assez gratifiante, longue descente au début, puis pratiquement plat: du coup record de vitesse moyenne journalière, 18.6 km/h. La ville de Marsala, célèbre pour son vin liquoreux de dessert est assez grande et nous trouvons de nouveau de tout.

22 mai  Mazara Del Vallo
Petite étape, seulement 34 km et pratiquement plate.

23 mai Sciacca
80 km et 570 m de montée, mais surtout visite (à pied) de Sélinonte, ancienne ville fondée par les Grecs, et avec de nombreux vestiges. L’itinéraire du jour a réservé quelques surprises, dont une traversée de rivière sans pont (heureusement pas trop profonde) et un chemin parfois évanescent. Ce soir, nous vérifions avec soin l’itinéraire trouvé sur Wikiloc. Pourtant, il faut reconnaître le mérite de Wikiloc (où nous publions aussi  nos itinéraires).

24 mai Punta Grande
Très beau trajet, à peu près le long de la mer, mais avec quand même 900 m de dénivelée. On trouve un restaurant dans le seul lieu traversé. Magnifique vue de la Scala dei Turchi. Le B&B est au bord de la mer.

25 mai Agrigente
Petite étape, mais il faut aller visiter la Vallée des Temples, un site archéologique parmi les plus fascinants d’Europe du Sud, dont le fabuleux Temple de Concordia.

26 mai Mazzarino
Longue journée, heureusement ciel couvert et température d’environ 20°C. Avant Favara, averse ; cette ville est très pentue et les voitures patinent ! Le logement que nous avons réservé (vive booking.com) appartient à un vigneron, et une bouteille de rouge nous est offerte. Il y a un grand marché à Mazzarino, avec beaucoup de monde, mais notre hôtesse nous a réservé une table au restaurant La Tentation.

27 mai Piazza Armerina
On ne part qu’à 10h30, après avoir profité de notre hôtesse, professeur de gymnastique mais qui a étudié l’histoire de l’art et connaît évidemment très bien la Sicile. A 13h nous arrivons déjà à notre gîte, et c’est sans les bagages que nous allons visiter la Villa Romana del Casale, avec plus de 3500 m2 de mosaïques datant de l’an 285. Magnifique, merci à l’Unesco d’avoir aidé à la restauration terminée en 2013. On y voit des Romaines en bikini, dont une avec des haltères.

28 mai Grammichele
On passe par Caltagirone, célèbre pour son escalier géant incrusté de mosaïques, la Scalinata de Santa Maria del Monte. Ville hexagonale,  mais il faudrait prendre de l’altitude pour bien s’en rendre compte. Merci Google Earth !

29 mai Palazzolo Acreide
Belle journée, en passant longtemps sur les crêtes entre 700et 800m d’altitude. Magnifique amphithéâtre grec.

30 mai Ragusa
Tiens, cette ville est très touristique. Vieille et nouvelle ville sont bien séparées, et bien sûr, nous ne visitons que la vieille ville pleine de charme. Le soir toute la ville est illuminée.

31 mai Noto
A Rosolini, il y a fête. Les produits du terroir sont exposés, mais pas à vendre et nous avons la dalle ! La serveuse du café où nous trouvons une place est Lyonnaise, et nous envoie trouver quelque chose à manger dans un supermarché ! Etape à Noto. Toute la ville est illuminée elle aussi.

1er juin Syracuse
Beaucoup de touristes aussi, mais c’est une belle ville, surtout la presqu’île Isola di Ortigia. Magnifique coucher de soleil.

2 juin Catania
Bien assez de circulation sur la seconde partie de ce trajet qui longe à peu près le bord de mer (seulement 500 m de dénivelée pour 76 km). L’Etna est bien en vue, pas dans les nuages à part ceux qu’il crée par sa fumée.

3 juin Adrano
Trajet assez chargé en circulation, pourtant nous avons quitté le bord de mer. 47 km, mais 1200 m de dénivelée. Nous n’avons pas fait une seule photo le long de ce trajet !

4 juin Cesarò
Les hébergements sont tous en dehors de cette petite bourgade. Celui que nous avons réservé fait heureusement à manger, car nous avons dû suivre une route très caillouteuse pour y arriver. A part les chiens c’est très calme !

5 juin Nicosia
6 juin Petralia Sottana
On passe par Sperlinga, Gangi et Petralia Soprana. On arrive juste avant le déluge, quelle chance !

7 juin Castelbuono
Très beau trajet à travers le Parc de la Madonie, presque seuls sur la route. On passe un col à 1650 m, puis c'est une longue descente jusqu'à Castelbuono, 400 m. A Isnello le café est fermé, nous nous installons sur une table sous une tonnelle et sortons notre réchaud. Du coup il ouvre, mais nous dit de rester installés. Nous allons quand même y prendre un lungo (l'équivalent de nos ristrettos, leurs cafés normaux sont vraiment très serrés et très petits). Nous allons visiter la plus vieille horloge mécanique toujours en fonction. Vers 18-19h a lieu une très longue procession sur les pavés fleuris dans toute la ville.

8 juin Cefalù
Petite étape, peu de circulation même au bord de mer. Magnifiques mosaïque dans la cathédrale de la place Duomo.

9 juin Cefalù
Pour une fois nous restons au même endroit, il faut quand même monter sur le rebord de la falaise qui surplombe Cefalù. Superbe vue sur la ville au bord de la mer. On aurait pu se baigner, il y a bien du monde à la plage.

10 juin Termini Imerese
Encore une petite étape, mais plus de circulation. La plupart des rues sont en escaliers. La Chiesa Sant'Orsola aurait bien besoin d'une rénovation! Le patron de l'hôtel nous accompagne pour nous montrer un bon restaurant.

11 juin Palerme
Dernière étape. Il nous faut tuer le temps, notre bateau ne part qu'à 23h! Nous rencontrons 3 Neuchâtelois-cyclistes qui rentrent aussi. L'un deux connait bien le beau-père de notre fille, et a passé 7 semaines de cyclo-voyage à Cuba, peut-être notre prochaine destination.

Retour en bateau Palerme-Gênes, mer très tranquille.

mardi 1 juillet 2014

Viarhona Lyon - Genève


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Depuis Lyon nous sommes rentrés sur Genève en trois jours en tentant de suivre la Viarhona. Parfois clairement indiquée, d'autres fois encore à l'état de projet, c'est à notre avis encore trop tôt pour s'y lancer. Le premier jour, après une sortie de Lyon et quelques kilomètres supplémentaires parfaits, la rive du Rhône en réaménagement et une automobiliste bien intentionnée mais peu au courant des itinéraires alternatifs pour le vélo, nous font faire quelques 20 km inutiles, pour une journée déjà prévue à plus de 80 km. On prendra par la suite volontairement un raccourci, mais certaines routes départementales sont très empruntées par le trafic motorisé.

Le deuxième jour, la Viarhona est parfaite, et le troisième jour nous suivons une piste cyclable sécurisée, mais très bruyante avec la route juste à côté. Nous reprenons alors l'itinéraire N°1 (dans le canton de Genève), parfait pour les cyclistes. Puis rentrons en train chez nous, où nos voisins nous font un accueil chaleuereux.

Nous aurons eu une chance extraordinaire avec le temps. Après quelques journées mixtes au Portugal, nous n'avons plus eu de pluie!

jeudi 26 juin 2014

Espagne du Nord: Santillana - Hendaye


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On évite Santander que le LP ne recommande pas trop, et une grande ville, donc beaucoup de circulation. Quand on arrive à l’hôtel réservé, personne ! On va boire un pot dans un café, et le patron arrive à joindre le propriétaire. L’après-midi est long, 2 bistrots et un hôtel sans Internet, en panne ce jour là. Le lendemain, la route programmée est parfois dense en trafic, parfois très agréable. On ne comprend pas toute la logique de la circulation, parfois on roule sur des routes nationales sans trafic, d’autres fois ce sont des routes régionales où le trafic est dense. Il y a quand même une chose que nous avons comprise : les autoroutes sont gratuites, et quand une nationale passe aux mêmes endroits qu’une autoroute, presque tout le trafic motorisé s’y retrouve : plus rapide, moins sinueux et moins de dénivelées grâce aux nombreux viaducs, voire tunnels construits.

Castro-Urdiales nous plaît bien, nombreuses rues piétonnes, et église et phare qui dominent sur une hauteur. Bilbao est très industrielle, mais à ne pas rater à cause du musée Guggenheim à l’architecture étonnante. On est arrivé au pays basque, dont la langue est bien différente de l’espagnol. Il n’y a heureusement plus de séparatistes actifs (ETA). Aujourd’hui, la Communauté autonome basque fait partie des dix régions dont le niveau d’industrialisation et le niveau de richesse sont les plus élevés d’Europe.

La sortie de Bilbao fut épique, on s’est retrouvé une fois sur une route à 4 voies, avec un long tunnel : pas facile parfois de tracer un bel itinéraire sur une carte, certaine routes se croisent à différents étages sans communiquer, et apparemment certaines cartes que j’utilise sur le GPS ne mentionnent pas ce détail ! On récupère quand même une route plus petite, mais si elles n’ont plus de circulation, elles sont parfois très raides et nous devons parfois pousser le vélo chargé, comme au Japon. On alterne parfois entre routes chargées en trafic et routes avec fortes pentes comme les marins antiques devaient choisir entre Charybde et Scylla ! Enfin bien sûr j’exagère : on trouve parfois des pistes cyclables à côté des routes, et le poussage reste l’exception.

A Guernica (ou Gernika en basque), on va voir la reproduction de Picasso représentant les bombes lâchées par Hitler en 1937, avec la bénédiction de Franco. Lors de l’exposition de cette œuvre à Paris, l’ambassadeur nazi demanda à Picasso si c’était bien lui qui avait « fait cela ». « Non, c’est vous » aurait répliqué l’artiste !

De Gernika à Itziar (seul endroit où booking.com montrait de la disponibilité, les hôtels semblent très réservés le samedi), longue étape (66 km avec 1205 m de dénivelée positive) mais la pluie de la nuit et le temps partiellement nuageux nous épargne la chaleur et l’étape est magnifique : on passe par Elantxobe, un des plus séduisants villages de la côte, accroché à la falaise en surplomb de son port.

Pour rejoindre Saint-Sébastien (San-Sebastian ou Donostia en espagnol), joli trajet le long de la mer. Il y a beaucoup de cyclistes espagnols ce dimanche. A Donostia, les rues sont bondées. On est tout près de la France, d’ailleurs Saint-Sébastien a été française dans son passé.

Depuis Hendaye nous avons pris un train jusqu’à Lyon, puis rentrons actuellement sur Genève en suivant la ViaRhona.